Après avoir défendu sa ceinture face à Ian Machado Garry à l'UFC 330, le champion des 170 livres Islam Makhachev attend de connaître son prochain challenger. Deux profils tiennent la corde : le Brésilien Carlos Prates, porté par ses victoires marquantes par KO sur Jack Della Maddalena et Leon Edwards, et l'invaincu Michael Morales (19-0), considéré comme l'un des puncheurs les plus violents de la catégorie.
Interrogé par MMA Junkie, l'analyste et combattant Michael Chiesa s'est penché sur ce dilemme, insistant d'abord sur le mérite de l'Équatorien qui a fait le poids en tant que remplaçant officiel lors de l'UFC 330 :
« Prates a une énorme dynamique. Ce qu'il a fait contre Jack Della Maddalena et Geoff Neal est impressionnant, il a parfaitement rebondi après le combat contre Garry et c'est le favori des fans. Mais Morales s'est pesé comme remplaçant officiel. Ça doit être récompensé. Il faut lui rendre hommage : ce type est colossal pour la catégorie. S'astreindre à cette coupe de poids juste pour être remplaçant est une épreuve en soi. Rien que pour ses efforts, il mérite une opportunité. »
Le gabarit et la lutte face à la précision chirurgicale de Prates
Si Chiesa reconnaît que le récent palmarès de Prates pèse plus lourd sur le papier, l'ancien pensionnaire de la division estime que sur le plan stylistique, Michael Morales possède les attributs les plus menaçants pour bousculer la domination de Makhachev :
« Morales est le combattant le plus imposant chez les poids mi-moyens. Sa taille, sa puissance athlétique et son bagage en lutte poseront plus de difficultés à Islam que le style de Prates. Carlos a sans doute plus de chances de placer un coup de grâce précis sans trop se livrer, alors que Michael a parfois tendance à s'enflammer debout — ce qui ouvre des brèches pour les amenées au sol. Mais la dimension physique, le gabarit et le niveau en lutte de Morales représentent un énorme problème pour Makhachev. »
Source : MMA Junkie